Guillaume Henri Dufour (1787-1875)

Un exemple pour la Suisse, un exemple pour les Suisses

       peinture sur huile d'Ary Scheffer (1795-1858)

Les grandes étapes de la vie de Dufour
Sa vie : Wikipedia - bibliographie - sa vie en image
Dictionnaire historique de la Suisse français, deutsch, italiano
Swisstopo : Historique 1809-1899  - cartes historiques au 1:100'000 -
carte historique/actuelle
CICR : Résumé

150è anniversaire de sa naissance : Brochure du 7 novembre 1937  (source : Alpini Genevra)
200è anniversaire de sa naissance
: Films (4) 
Une manière originale de découvrir sa vie et l'histoire du XIXè : Les Salons du Général Dufour

Sa vie et son oeuvre
Fils de Bénédict DUFOUR (1762-1837), horloger et de Pernette VALENTIN (1760-1829), institutrice, brodeuse. 
Naît le 15 septembre 1787 à Constance où sa famille avait trouvé refuge après les troubles de Genève de 1782
Retourne à Genève en 1789, au moment de la Révolution française
Entré 140ème à Polytechnique à Paris en 1807, il en sort 5ème en 1809, choisit comme arme le génie des fortifications
Entre à l'Ecole d'application de l'artillerie et du génie de Metz en 1809, en sort 1er de sa promotion
Envoyé à Corfou
pour renforcer les fortifications de l'île contre les Anglais. Sert sous les ordres du colonel Baudrand
Service actif en France de 1811 à 1817 en tant qu'officier du génie, avec le grade de capitaine
Sévèrement brûlé le 11 juin 1813, à Corfou, au large de Parga sur les côtes albanaises, lors d'une reconnaissance navale
Quitte Corfou en 1814 et rentre
en France après la chute de l'Empereur
Genève devenue suisse, il doit choisir sa nationalité. Il quitte définitivement l'armée française le 14 février 1817

Rentre à Genève et épouse Suzanne BONNETON (1797-1867) le jour de ses 30 ans, le 15.09.1817.
4 filles : Anne Octavie, dite Annette (1818-1891), Louise Françoise (1823-1874), Elisabeth (1828-1883) et Amélie (1836-1914)
Ingénieur Cantonal de Genève, en charge des affaires militaires, de l'urbanisme de 1817 à 1850 et des fortifications
Enseigne la géométrie et les mathématiques à l'Académie de Genève en 1823, puis l'hydraulique en 1839
Parmi ses autres enseignements : la géodésie, la limnimétrie, la gnomonique, la mécanique appliquée, ...,
Co-fondateur en 1819 de l'Ecole Militaire Centrale Fédérale de Thoune, dont il sera l'instructeur en chef jusqu'en 1831, puis le directeur de 1831à 1834. Il aura notamment pour élève un certain Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III
Se bat pendant près de 10 ans pour faire adopter un drapeau fédéral à notre armée (1830-1840)
Dirige les travaux d'établissement d'une carte de la Suisse au 1:100'000, en 25 feuillet (1833-1865) et fonde en 1838 le 1er Bureau topographique fédéral, à Carouge
Quartier-maître de la Confédération (chef de l'Etat-major général) depuis 1831
Nommé Général en 1847 lors de la guerre civile du Sonderbund qu'il achève en 20 jours avec des pertes minimes dans les deux camps. Ce fait d'arme et la retenue affichée face à des Confédérés lui vaut 
le vocable "le Pacificateur" par la Diète.
La guerre du Sonderbund, résultant depuis les années 1830 des agitations causées par la rédaction du nouveau Pacte fédéral, va aboutir à la votation, en 1848, de la nouvelle Constitution suisse

A nouveau nommé Général en 1849 dans l'affaire des réfugiés badois
Co-fondateur en 1852 de la Compagnie des chemins de fer Lyon-Genève, il s'implique beaucoup dans l'arrivée du train à Genève

Encore nommé Général en 1856-1857, dans l'Affaire de Neuchâtel avec la Prusse
Enfin nommé une 4ème fois Général pour la surveillance de la frontière avec l'Italie en 1859, date d'une certaine Bataille de Solferino qui hantera un autre Genevois, Henry Dunant
Membre de la Société Genevoise d'Utilité Publique, il sera, avec lui, l'un des 5 co-fondateurs  du "Comité International de Secours aux Blessés", qui va devenir la Croix-Rouge Internationale
Légion d'honneur : chevalier (1814), commandeur (1848), grand officier (1852), grand-Croix (1866) 
En son honneur, le plus haut sommet de Suisse (Höchste Spitze - 4633.9 m) est rebaptisé "Pointe Dufour"
Il se retire en 1867 de l'Etat-major fédéral

Dufour s'éteint le 14 juillet 1875, à l'âge de 87 ans, dans sa propriété des Eaux-Vives.

La Maison Dufour (Rue de Contamines 9A, 1206 Genève)
En 1837, Dufour vend le château de Montrottier et achète une parcelle de terrain à Contamines, quartier des Eaux-Vives, Genève
Il en dessine les plans et charge son ami architecte Samuel Vaucher de la construire.
Il y emménage le 16 juin 1845 et ne la quittera qu'à sa mort le 14 juillet 1875.
En 1848, pour le remercier pour sa gestion de la guerre du Sonderbund, l'Etat de Genève lui offre une parcelle adjacente.
La propriété reste habitée
jusqu'en 1965 par Ernest Martin et sa famille, descendants, par sa fille Anne L'Hardy
Dès 1963, la Ville la rachète pour un plan de quartier qui finalement ne verra pas le jour
grâce à la population qui se mobilise
En 1990, elle est confiée aux bons soins de la Fondation pour la Conservation de la Maison du Général Guillaume Henri Dufour
Depuis le 21 mars 1991,
sous l'active présidence d'Emile Fillietaz, l'intérieur de la maison est remis en état.
En 2008, son 2ème président, René Thonney s'emploie à améliorer la qualité d'accueil de la maison et developpe le Cercle Général G.H. Dufour autour duquel graviteront, à son départ, quelques 30 sociétés civiles, patriotiques et militaires.
Sous sa présidence, la Fondation f'ête en 2011 son 20è anniversaire
Depuis 2015, son 3ème président, Marc R. Studer, reprend le flambeau avec la tâche de poursuivre l'oeuvre de ses prédécesseurs, de faire connaitre et rayonner cette propriété et de mettre en valeur la vie et l'oeuvre de Guillaume Henri Dufour
Aujourd'hui la propriété appartient toujours à la Ville de Genève et c'est le SEVE (Service des Espaces Verts) qui en gère le parc